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La rachianesthésie est une technique d'anesthésie loco-régionale. Cela signifie qu'avec cette technique, seule la partie située en dessous du nombril est
endormie. Pour réaliser une rachianesthésie, le patient est placé en position assise. On commence par nettoyer le dos avec un produit désinfectant, puis, l'anesthésiste fait une anesthésie locale
de la peau avec une toute petite aiguille (la même que celle qui sert à faire les vaccins) c'est tout ce que le patient ressent. Une fois que la peau est endormie, on demande au patient de faire
le dos rond en baissant ses épaules comme s'il portait de grosses valises. L'anesthésie est alors réalisée de façon indolore. Certaines contre-indications sont à respecter :
- les problèmes de coagulation , c'est pour cela qu'un bilan de coagulation est réalisé avant de faire une rachianesthésie et il est demandé au patient de ne pas prendre d'aspirine dans les
jours qui précèdent
la présence de matériel chirurgical dans le dos
- des signes d'infection au niveau du dos (acné infecté, furoncles...)
- le refus du patient.
La rachianesthésie permet de réaliser des interventions dont la durée ne dépasse pas deux heures, car il n'y a pas de possibilité de prolonger l'anesthésie (contrairement à la préridurale
où on peut réinjecter du produit gràce au petit tuyau laissé en place) Cette technique entraine souvent une immobilité des jambes qui dure à peu près deux heures, la rachianesthésie est
complètement levée après trois à six heures, le fait de pouvoir uriner spontanément, signe la fin de l'anesthésie. Elle peut être pratiquée en complément d'une anesthésie générale afin de
délivrer du produit analgésiant (morphine) dont l'efficacité va alors pouvoir durer 12 à 24 heures et majorer ainsi le confort du patient. La rachianesthésie peut entraîner des
maux de tête qui surviennent 48 heures après et qui n'ont aucun rapport avec des migraines. Ces maux de tête sont plus fréquents chez les sujets jeunes, ils sont dûs à un petit
problème mécanique bénin et sont facilement traitables en cas de besoin par un anesthésiste. Leur fréquence est estimée entre 1 et 5 pour mille cas. De rares cas de méningite ont été décrits,
d'autres complications neurologiques graves mais exceptionnelles existent. Au total, la rachianesthésie est une technique très fréquente, quasi indolore, pratiquement toujours efficace, sûre et
rapide à mettre en oeuvre.
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